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Notre exil à Dénia - PAGE "Les alentours de Dénia"
Sortie vélo du Jeudi 25 octobre 2018
Bon, allez, aujourd’hui pas de bain de soleil, je vous emmène faire un tour de vélo dans l’arrière-pays de Dénia. La température est idéale et le parcours que je me suis fixé risque de me faire découvrir des paysages aux multiples facettes. Je quitte l’appartement pour longer le port jusqu’au rond-point du monument du soleil. Déjà à ce stade, les couleurs de la végétation, le calme du port de plaisance et le majestueux Montgó en arrière-plan me motivent pour la suite des événements.
Je me dirige maintenant vers « El Verger » et sens derrière moi la présence d’un cycliste à qui je demanderais (en espagnol s’il vous plait !), la direction du petit village de « Pégo ». Le cycliste espagnol me fait signe de « prendre sa roue » et nous traversons allégrement le parc naturel de la Marjal habité par de nombreuses espèces animales et végétales qui cohabitent au milieu des rizières. On trouve sur cet espace, de petites exploitations de moins de 2 hectares, peu mécanisables. Le riz y est cultivé sans produits chimiques, ce qui contribue à maintenir la culture locale et possède également des effets positifs sur l’environnement, en créant une zone de transition entre le marais et les alentours. Il y a peu de dénivelé sur cette route et mon guide Alejandro roule à 28 km/h. A l’approche de Pégo, qui fut le lieu initial retenu pour l'implantation d'Eurodisney avant que Paris ait été choisi comme emplacement final, nous traversons des plantations d’orangers. Après Pégo, la route s’élève quelque peu et je questionne mon guide sur le profil qui nous guette car malgré la difficulté relative de la route (4 Km à 5% de dénivelé positif), Alejandro ne semble pas vouloir changer de braquet et conserve le grand plateau. Il faut me rendre à l’évidence, si je souhaite rester lucide afin de profiter des paysages magnifiques qui arrivent, il me faut dire « Adios » à mon compagnon de route.
C’est donc seul que je traverse les vignobles de Xalo qui est connu pour son vin et la « Mistela » alcool suave ressemblant au Muscat français. Xalo est également connu pour son marché appelé « Rastro » dont le succès réside dans sa large gamme d’antiquités, spécialisée dans le mobilier et les ustensiles anciens. Je pense y revenir pour une visite plus en détail.
Les kilomètres défilent et la température atteint maintenant 27°. Il faut jouer ici du dérailleur car les montées se succèdent et j’ignore ce que me réservent les derniers kilomètres. Je dois avouer que je suis quelque peu surpris par l’attitude des automobilistes qui ne cherchent pas à vous dépasser coute que coute et qui n’utilisent pas systématiquement leur klaxon en dépassant un cycliste ; même lors de mes ascensions à 12 km/h !
Me voici maintenant à Lliber qui compte 1.091 habitants. Lliber est le troisième des municipes d’Espagne avec un plus grand pourcentage de résidents de nationalité étrangère, 62,80 %, 341 Britanniques et 111 Allemands. Son économie se base principalement dans la culture du raisin, pour l’élaboration des raisins secs et du muscat. Amandiers et orangers complètent la culture des terres. Je regagne le littoral et traverse Xàbia.
Cette magnifique petite ville comporte des rues étroites et ses fameuses maisons blanches témoignent de son riche passé historique. Il me faut maintenant gravir 2,5 Km à 8% de pente moyenne pour atteindre le contrefort du Montgó sur les hauteurs de Dénia. La sortie se termine et j’ai ainsi parcouru 75 kilomètres avec 871 mètres de dénivelé en votre compagnie.
Sortie vélo du Dimanche 28 octobre 2018
 Il me faut vous faire part d’un changement radical de température sur Dénia et ses environs. En effet, il y a quelques jours encore, j’effectuais en votre compagnie, une sortie à vélo dans l’arrière-pays par une température de 27°. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Un épisode de « Gota fria » (goutte d’air froid) plonge la région dans une ambiance quelque peu « hivernale ».
La sortie du jour se fera donc avec un équipement cycliste a dapté en ayant une pensée pour les cyclistes lorrains qui souffrent en ce moment. Bien entendu, les températures ne sont pas comparables à celles de la Lorraine et je me contente volontiers de me 14° pour cette sortie. Il faut dire que comme sur les régions côtières espagnoles de la méditerranée, de nombreux vents évoluent et soumettent le littoral à de brusques changements météorologiques. Ainsi, ici se succèdent le Leveche, le Poniente, le Levante et le Garbí avec des rafales plus importantes à partir du mois de novembre. Cette année l’épisode est plus présent compte tenu de l’été exceptionnel qui a sévit un peu partout. Je vous avais fait part de la présence de rizières dans le Parc Naturel du Marjal de Pego-Oliva. Après avoir franchi la côte de « Monte Pego », la vue est révélatrice. On y distingue une partie du parc et la côte de « Nova Dénia » en arrière-plan. Cet espace était à l’origine un ancien golfe protégé par une barrière de sable. Le marais s’étire sur neuf kilomètres de long et il est traversé par un grand nombre de canaux. Les eaux du marais abritent des espèces animales, poissons dont le samarugo qui est une sorte de carpe, tortues, et il est classée en zone de protection spéciale d'oiseaux. Le riz qu’on y cultive (Bomba de Pego) est idéal pour les paellas traditionnelles et autres plats de riz typiques de la région. C'est l'une des zones humides les plus importantes d’Espagne pour sa beauté naturelle entre les montagnes et la mer, et pour sa faune et sa flore rares.
Au fil des kilomètres, je traverse de nombreuses plantations : oranges, mandarines, citrons, olives et même un champ de grenades ! La sortie se termine sous le soleil et 18°. Le soir, les couleurs du ciel me laissent présager d’un nouvel épisode météorologique mais lequel ?
Sorties vélo dans la « Marina Alta » du 10 novembre 2018
Une sortie VTT pour Hélène et une sortie route pour moi étaient au programme de la journée. Il existe à Dénia une voie verte qui serpente à travers les orangers, tracée sur l’ancien trajet de train Dénia – El Vergel. Le parcours balisé renseigne ses utilisateurs grâce à des panneaux d’information. Peu fréquentée à cette période de l’année, Hélène y fait quand même quelques rencontres !
Il faut reconnaître que la  région de la « Marina Alta » située entre Dénia et Calp, constitue un excellent terrain pour les pratiques cyclistes (VTT et route) de tous niveaux. Le profil abrupt et accidenté de la côte permet de découvrir des falaises, des îles et des réserves marines, des grottes, des tours de guet, des moulins, des sentiers de pêcheurs, des montagnes se jetant dans la mer et des vergers de fruits enivrants. Son climat a attiré, il y a de cela des siècles, les Phéniciens, les Grecs, les Romains, les Arabes, les Chrétiens et même les pirates barbaresques, alors, peut-on aujourd’hui, se considérer comme des envahisseurs chevauchant des montures d’acier ? (où de carbone).
Actuellement la principale source économique de la Marina Alta est le tourisme, même si à l’intérieur des terres l’agriculture est de rigueur comme la pêche dans les zones côtières. Cette province d’Alicante dont le chef-lieu est Dénia, appartient à la communauté valencienne. Pour ma part, j’ai opté pour une sortie très vallonnée sur la côte en direction du Sud jusqu’à Benissa pour revenir par l’intérieur des terres. Sur ma route, une silhouette qui ne m’est pas inconnue, m’interpelle. Devais-je considérer ces montagnes qui se dressent désormais devant moi comme des moulins à vent ? Point de Sancho Panza pour me prévenir d’une éventuelle hypoglycémie ou pour me renseigner de la nature de cette nouvelle menace ! Qu’à cela ne tienne, je terminerais ma ballade en Marina Alta malgré une crevaison avec 92 kilomètres au compteur et 1027 mètres de dénivelé positif.
Visite de Xalò du 15 novembre 2018
Après une nuit d’orage, le ciel nous annonce visiblement une journée particulière. Que nous réservera-t-elle ? Nous destinerons ce jour à la visite de Xaló (Jàlon en Castillan), petit village typique dont nous vous avions déjà parlé et qui se situe dans la vallée du Pop.
Nous faisons un petit arrêt à Gata de Gorgos avant de pénétrer dans les terres et d’escalader la montagne. En effet, ce village semble présenter quelques charmes d’artisanat traditionnel dont nous ne sommes pas insensibles. Gata de Gorgos est connue pour ses fabriques de guitares, de chapeaux, de sacs à main, de mobilier en rotin et de mosaïques ; tout un programme que nous ne ferons que partiellement.
Après avoir franchi les reliefs, nous redescendons sur Lliber dans la vallée située entre la Sierra de la Solana et la Sierra de Bernia. Nous voici maintenant à Xaló pour une visite des lieux. Comment passer dans ce village sans visiter son « rastro », marché aux puces et d’antiquités spécialisé en mobilier antique. Très connu sur la Costa Blanca, il est situé le long de la rivière Xaló et ravit les amateurs de toutes nationalités. En poursuivant notre visite, un établissement nous interpelle ! Des posters géants de cyclistes d’un autre temps en devanture nous invitent à prendre un café entre deux averses. Nous faisons facilement connaissance des « maîtres des lieux ». Il s’agit d’une famille belge installée depuis 3 ans, se consacrant à l’organisation de séjours de préparation pour les équipes cyclistes. Hébergement, restauration, location de vélos, accompagnement sur routes d’entraînement, soins, tout a été pensé pour offrir aux professionnels comme aux amateurs, le confort nécessaire à un séjour agréable de vélo.
La pluie menace et nous nous réfugions dans la bodega « Cooperativa Virgen Pobre ». Les différents vignobles qui produisent les vins vendus dans cette cave coopérative se trouvent en majorité dans les terres limitrophes de Xaló, Lliber et d’Alcalali. Cette coopérative est reconnue comme étant la première cave de la contrée et nous nous prêtons volontiers à une dégustation (avec modération) de vins, mistelles et vermouth ; les produits « phares » ici étant le Moscatel (Mistela) et le Mistela Vall tinto de Gorgo. Le soleil se couche et nous poursuivons notre visite sous les averses. Nous voilà maintenant devant l'ermitage de Santo Domingo. Cette chapelle a été construite entre 1691 et 1697 et a ouvert ses portes le 2 février 1699. Elle a apparemment été fondée par la fraternité de la Vierge du Rosario, le saint dominicain étant un propagateur enthousiaste de la prière du chapelet. Pendant quelque temps, elle remplit la double fonction de chapelle et d'école et, au cours de son histoire, elle connut des périodes de splendeur et d'abandon, raison pour laquelle elle dut être restaurée à diverses occasions. Elle bénéficie actuellement d'un excellent état de conservation.
Nous arpentons des ruelles étroites et tortueuses, caractéristiques de l’époque arabe pour nous rendre à la boucherie « Galan ». Nous avions découvert les produits de ce cet artisan boucher sur un marché local bien que nous ayons exclu la charcuterie de notre alimentation. Nous avions apprécié sa « Morcillas » boudin aux épices déjà cuit, qui se déguste chaud ou même froid sur un toast. Après quelques achats destinés à faire découvrir à nos enfants la gastronomie locale, nous arrivons sur une petite place ou se dresse l'église de Santa María. Ce qui nous surprend à chaque fois que nous trouvons devant un édifice religieux, c’est l’aspect démesuré ainsi que le parfait entretien des lieux témoignant d’une ferveur religieuse incomparable avec celle de la France de nos jours. De style néoclassique, cette église fut construite au début du XIXe siècle. On y trouve l’image de la patronne de Jalón, la Mare de Déu Pobra. Au retour de notre expédition, nous apprenons avec un immense bonheur que les signes observés ce matin dans le ciel annonçaient un heureux événement. En effet, notre quatrième petit enfant à vu le jour à 21 heures et nous en sommes très fiers. Lola vient d’agrandir notre famille, elle se porte à merveille. Hélène prendra l’avion dimanche pour l’accueillir. Je poursuivrais donc désormais seul cette partie de notre exil jusque janvier 2019.
Visite du « Cap San Antonio » du 24 novembre 2018
 Aujourd’hui, je souhaitais me rendre au « Cap San Antonio ». Lors de notre visite à la « Tour Guerro », j’avais relevé que l’un des nombreux sentiers de randonnées pédestres à cet endroit, permettez d’accéder à ce cap situé entre le « Montgó » et la mer.
J’étais sur le départ quand une nouvelle plus qu’inattendue me parvint. L’appartement, que nous avions loué avec un contrat en bonne et due forme, doit être récupéré par sa propriétaire. Chose étrange à laquelle nous devrons désormais faire face. Heureusement, il existe ici de très nombreuses locations même si la période d’octobre à mai n’est pas la plus courante. Le temps de me remettre de la nouvelle, et me voici parti pour ma destination, en voiture cette foi compte tenu du retard engendré. Je me dirige alors vers Xabia et avant d’y parvenir, bifurque dans sur la gauche pour accéder au cap.
Me voici donc sur un promontoire juché à 150 mètres au-dessus de la mer. Le trait d’union entre le majestueux Montgó et le Cap San Antonio, représente une zone de 110 hectares déclarée réserve naturelle le 9 novembre 1993. Dans cette zone, qui sépare les villes de Dénia et de Xabia, la flore est riche et variée et plus de 600 espèces s’y développent. Pendant la sécheresse de l’été, vont pousser en abondance les plantes à petites feuilles ou épines, qui leur permettent d’éviter des pertes d’eau importantes. La période des pluies, surtout en automne, apportera l’irrigation nécessaire pour le reste de la flore. Son versant nord est extraordinairement abrupt, par contre, son versant sud est beaucoup plus doux. La zone marine est interdite aux bateaux à moteur. Faire des randonnées dans cet espace ou la flore et la faune se développent en toute sécurité et tranquillité, nécessite quelques précautions et plusieurs interdictions comme : faire du feu, arracher des plantes, jeter des déchets, abandonner le sentier balisé, camper, déranger les animaux.
Au milieu du XIIIe siècle, peu de temps après que les chrétiens aient conquis ces terres, le Cap San Antonio s’est converti en lieu choisi par les ermites pour vivre une vie dédiée au recueillement et à la prière, prenant pour exemple la vie de Saint-Antoine. En honneur à ce saint, fut érigé durant le XIVe siècle un ermitage qui a finalement donné le nom à cet endroit. Pendant le XVIe siècle et grâce à la nécessité de protéger le littoral des incursions des pirates, une tour de vigilance fut construite, pour ensuite être démolie en 1894, laissant place à l’actuel phare. La pointe offre un certain nombre de sentiers de randonnée balisés que je n’utiliserais pas aujourd’hui. Je rebrousse chemin pour accéder à la seconde curiosité de ce cap.
À mi-parcours de la route, voici l'indicateur « Els Molins » mais se trouve également à cet endroit le sanctuaire "Notre-Dame des Anges". Il est géré par une communauté religieuse. Il compte une trentaine de chambres et un réfectoire de 60 places pour qui veut goûter à une retraite spirituelle dans le calme et la paix de cette pinède isolée. Dans le passé, désireux de se retirer loin du tumulte du monde pour se consacrer à la prière et au recueillement, des moines obtinrent du pape Grégoire XI (1370-1378) de fonder dans le royaume de Valence, un monastère suivant les rites de St Jérôme. Dans ce lieu sublimé par l'isolement et la grandeur sauvage de la nature, ces moines édifièrent en 1374, un monastère sur des terres offertes par D. Alonso de Aragon, duc de Gandia. Malheureusement, en 1388, le monastère fut pillé et incendié par des pirates dont les incursions étaient fréquentes à l'époque. Ce n'est que 3 siècles plus tard, que des chasseurs dont c'était le lieu de prédilection, trouvèrent parmi les débris et les herbes folles une toile peinte dédiée à Notre Dame des Anges. C'est cette toile qui trône au-dessus de l'autel aujourd’hui.
Je prends maintenant la direction de « Els Molins » par un sentier carrossable et arrive au point de vue où se détachent des moulins. Du XIVe au XVIIIe siècle, 10 moulins ont été construits pour moudre le blé et d’autres céréales, en tirant parti du « llebeig », ce vent qui souffle toujours sur le Cap San Antonio. Leur structure cylindrique de 7 mètres de hauteur sur 6 de diamètre, se composait d’un rez-de-chaussée servant d'entrepôt, et d’un premier étage comportant le mécanisme. Leurs grandes ailes de bois et de toile faisaient tourner des meules de pierre pour moudre le grain. Ces moulins ont été utilisés jusqu'au 19ème siècle et sont actuellement en cours de rénovation. Ils semblent former une garde de sentinelles dépourvues de leur arme, ce qui n’aurait sans doute pas été du gout de Don Quijote de la Mancha !
Avant de redescendre sur Dénia, je me laisse séduire par un chemin indiquant « la route des miradors ». Il s’agit en fait, du sentier menant du port de Xabia au cap San Antonio. Le soleil se couche sur la baie de Xabia et je ne me lasse pas de contempler les changements de couleurs m’offrant une multitude de tableaux tous différents dans un silence total.
Visite du marché artisanal de Jesús Pobre du 13 Janvier 2019
Nous décidons de faire un tour sur le marché artisanal de Jesús Pobre situé à 9 kilomètres de Dénia. Ce lieu incontournable d’abord par l’architecture de son « Riurau », construction rurale caractéristique de la Marina Alta dont la fonction était relative à la production du raisin sec, principalement  pour la protéger de l’inclémence du temps.
Le commerce du raisin était d’une très grande importance pour les terres d’Alicante pendant la seconde moitié du 19ème siècle jusqu’au début du 20ème siècle. Le raisin sec amenait à la construction de propriétés rurales dans la Marina Alta, dont la fonction était de permettre le séchage des raisins disposés sur les tapis de jonc en hauteur, profitant des vents chauds dominants. La rosée les protégeait la nuit jusqu’à leur séchage complet. Le Riurau a été construit entre 1848 et 1873 en prenant plusieurs noms dont « le Grand Riurau », adjectif superlatif dû à sa structure comprenant deux proues de navires et dix arcs elliptiques avec de la maçonnerie utilisée comme élément de liaison. D’autres matériaux ont été utilisés pour la construction des piliers comme la pierre et les tuiles en terre cuite pour couvrir la sous-face des arcs. Avec la crise du phylloxéra et la compétitivité des raisins de Corynthe, l’utilisation de la vigne a subi un changement radical. En effet, elle fut alors utilisée pour la réalisation du raisin de table ou pour faire du vin. Pour cette raison, le « Riurau » cessa d’avoir son utilité et fut abandonné progressivement. Devant cette situation de détérioration, jusqu’en 2009, un groupe de voisins de Jésus Pobre, qui formaient alors l’association « Riuraus Vius », a commencé à se démener pour sauver et restaurer le Grand Riurau. C’est ainsi que le 7 Juillet 2013, un marché de produits locaux et d’artisanat, vit le jour. Ce marché a lieu depuis tous les dimanches et est un lieu de rencontre pour partager des moments conviviaux, apprendre des agriculteurs, des boulangers, des artisans et créatifs montrant leur produit sans intermédiaires.
Un lieu où la ruralité moderne vit fièrement, impliquant toutes ces expressions qui respectent les valeurs du patrimoine rural et environnemental. On y trouve des fruits, des légumes, des sucreries au miel, des gâteaux élaborés avec amour et tradition, du vin de la zone, de la cuisine d’origine mauresque, des tomates qui ont du goût, des petits stands d’artisanat populaire ainsi qu’une restauration sur place dans une atmosphère sympathique sur fond de musique. Nous opterons pour des amandes décortiquées et des raisins secs de production locale, des légumes BIO, du fromage de brebis, du pain de seigle et du chocolat aux amandes produits dans la région de Valence. Avant de repartir, nous nous sommes assis au soleil pour « siroter » un verre de « Mistela »
V’là l’Printemps ! du 25 Janvier 2019
Comme très souvent depuis notre arrivée à Dénia le 2 janvier dernier, nous prenons notre petit déjeuner sur la terrasse de notre location. Si jusqu’à présent le soleil était presque toujours au rendez-vous, ce matin un élément nouveau fait son apparition : la chaleur. En effet, même si le soleil nous gratifiait de ses rayons, il nous manquait cependant quelques degrés pour satisfaire nos exigences. Les 19° de ce matin laissent augurer d’une belle journée et nous décidons d’enfourcher nos vélos pour sillonner les environs. Première confirmation quelques kilomètres après notre départ ; les amandiers commencent à fleurirent et c’est bon signe. Serait-ce le printemps ?
Nous voici, après 4 kilomètres, dans la petite localité de « La Xara » et admirons au passage, son caroubier gigantesque. Cet arbre a un tronc court, fendu au centre, divisé en deux bras principaux, avec une croissance quasi horizontale. Sa hauteur est de 8,5 m et il serait âgé de 300 à 400 ans. Il a poussé entre les cultures non irriguées à proximité de la localité.
En poursuivant notre route dans ce petit village dont la population se consacrait autrefois presque exclusivement au travail de la pierre, nous traversons le parc J. B. Basset, exemple de jardin autochtone, puis nous arrivons à l'ancien lavoir public situé entre des maisons à l'aspect rustique, sans voitures dans les rues. Juste devant ce lavoir, nous photographions un arbre magnifique remplis de ces petits agrumes nommés « kumquats » avant de poursuivre notre route.
A la sortie de « La Xara », au niveau de l’hôpital de Dénia qui est l’hôpital de référence dans la Marina Alta, nous pénétrons dans les plantations d’orangers ou nous découvrons également un superbe olivier avant de rejoindre la « via verde ». Cette voie verte de 6 kilomètres 500, rejoint « El Vergel » à Dénia et était jadis une voie de chemin de fer. Son tracé faisait partie de la ligne Dénia-Carcaixent. Il est flanqué des silhouettes de deux montagnes emblématiques de la Marina Alta; le parc naturel du Montgó et la Sierra Segaria.
Il est également traversé par la rivière Alberca et abrite des plantes et des oiseaux caractéristiques des écosystèmes riverains. Cette ligne fut construite en 1884 et fonctionnait grâce à des locomotives à vapeur. Il s’agissait surtout d’un train à vocation agricole. Ce tronçon fut fermé en 1974. Après plusieurs années d’abandon, il fut réhabilité dans le cadre du programme « Caminos Naturales » (chemins naturels). Nous rejoignons donc Dénia sur cette voie verte et faisons une dernière halte sur le port de plaisance de notre ville d’accueil ou la température atteint 21°.

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Méditation du 1 er octobre 2018 Visite du village fantôme « El Greco » du 08 novembre 2018
Préoccupation du 07 octobre 2018 Sorties vélo dans la « Marina Alta » du 10 novembre 2018
Installation du 08 octobre 2018 Visite de Xalò du 15 novembre 2018
Intégration du 11 octobre 2018 Dénia et son histoire du 23 novembre 2018
Alimentation du 12 octobre 2018 Visite du « Cap San Antonio » du 24 novembre 2018
Acclimatation du 16 octobre 2018 La fête des rois mages du 14 janvier 2019
Cuisine & gastronomie locale du 19 octobre 2018 Visite du marché artisanal de Jesús Pobre du 13 Janvier 2019
Présentation de Dénia du 23 octobre 2018 Une journée ordinaire - le 19 Janvier 2019
Sortie vélo du 25 octobre 2018 Bénédiction des animaux du 20 Janvier 2019
Présentation du Port de Dénia du 27 octobre 2018 V’là l’Printemps ! du 25 Janvier 2019
Sortie vélo du 28 octobre 2018 La mi-année des Maures et des Chrétiens du 23 février 2019
Le point sur notre exil du 01 novembre 2018 Le point sur notre exil du 01 mars 2019
Cuisine & gastronomie locale du 29 octobre 2018 Ballade à L’ermitage du « Pare Père » du 06 mars 2019
Visite de la « Torre del Gerro » du 07 novembre 2018  

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