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Notre exil à Dénia - PAGE 09
 
Du Flamenco à Dénia le 04 mai 2019
Le 04 mai 2019 s’est tenu à Dénia un festival de danse en espaces urbains qui nous a permis de découvrir, enfin, un spectacle de flamenco. Ainsi, au marché municipal nous avons suivi « Asunción Martos » et son spectacle « Humana ».
Le flamenco à Dénia : Une importante communauté andalouse réside à Dénia et participe activement à tous les événements culturels et traditionnels. De ce fait, la Casa de Andalucía, située près du Jardin de Torrecremada, compte de nombreux membres et organise les fêtes andalouses comme la connue procession à leur patronne, la Virgen del Rocío. En plus d’être un lieu de rencontre, la Casa de Andalucía donne aussi de cours de flamenco, de sevillanas et de rumbas.
L’histoire du flamenco : le flamenco est une expression artistique populaire de grande tradition, qui figure sur la liste du Patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Cet art associe musique vocale, danse et accompagnement musical. Il est né au milieu du XVIIIe siècle en Andalousie. Il est le fruit d’éléments multiculturels provenant de bases traditionnelles andalouses et d’influences gitanes, arabes, juives et chrétiennes. Des influences africaines ont aussi été incorporées par le passage des noirs africains qui passaient pour l’Andalousie et par les caribéens qui arrivaient en Espagne. Il possède plusieurs styles ; la « toná », la « soleá », la « seguiriya », le fandango, les « sevillanas » en fonction de son caractère, de son origine. De son côté, la danse est associée à une technique complexe et son interprétation varie en fonction de celui qui la pratique. L’Âge d’Or du Flamenco se situe entre 1860 et 1910. Lors de cette période fleurissent les cafés – concert qui développent le flamenco sous toutes ses formes, instrumental, chant et danse. Entre 1910 et 1955, le Flamenco s’est déplacé aux théâtres et aux scènes de grand format, comme les places de taureaux et les enceintes de grande capacité. Avec l’arrivée des années soixante, l’essor économique et la croissance du tourisme ont contribué à la prolifération des cafés – concert. La danse est la base du spectacle et le public qui prédomine est étranger, ce qui eut un rôle fondamental dans l’internationalisation du flamenco. Un autre élément de diffusion a été le disque. Aussi les théâtres se sont convertis en promoteurs importants du flamenco à partir des années 70 et les spectacles théâtraux ont commencé à parcourir les scènes d’Espagne et du monde entier. Le vêtement de Flamenca, élément le plus caractéristique et voyant du flamenco, est en constante évolution. Une mode auto générée et réinventée lors de chaque saison permet ainsi au vêtement de conjuguer tradition et innovation. À partir des années quatre-vingt-dix, après une décennie de vêtements chargés de dentelles et de rubans, le vêtement de la flamenca, dans une parade de simplicité, enleva les ornements, l’amidon et les hanches cachées, en subissant une métamorphose dont il est sorti vaporeux, léger et sensuel. (source: DéniaActu.Com)
 
Ballade à L’ermitage du « Pare Pere » du 06 mars 2019
Comme déjà évoqué lors de notre premier récit du 1 er octobre 2018, l’histoire du « Pare Pere » nous interpelle. Ce religieux nommé «Pedro Esteve » fit l'objet d'une grande dévotion par les habitants de Dénia et consacra beaucoup de temps à la prière et à la méditation dans une grotte située dans le Montgó. En parcourant la rue Loreto à la recherche d’un restaurant, nous découvrons une plaque commémorative attestant de la naissance de Frère Pedro Esteve à Dénia le 19 Octobre 1582. Cette découverte éveil à nouveau notre curiosité et nous profitons de la visite de ma cousine, venue passer quelques jours en notre compagnie, pour réaliser un pèlerinage. Nous partons donc sur les traces du religieux et au terme d’une courte marche nous voici à l’ermitage du « Pare Pere ».
Nous partons, dès le lendemain, sur les traces du religieux. Une marche d’un kilomètre à peine nous mène à l’ermitage du « Pare Pere ». A l’époque de la Conquête chrétienne, pendant les XIVe et XVe siècle, des ermitages s’érigèrent autour des villes chrétiennes. Ces ermitages étaient en général dans les orées des bois ou en plein milieu rural. Le style de construction était le même pour tous les édifices avec une seule nef couverte d’une charpente en bois et une toiture à double versant.
Pedro Alfonso Esteve appartenait au diocèse de Valence. Il rejoint, à l’âge de 18 ans, l’ordre franciscain dans le couvent Santa Maria de Jésus de Valencia. Il pratiquait la mendicité et allait pieds nus prêchant dans de nombreuses villes et villages d’Espagne en faveur des lieux saints. En 1633 les habitants de Dénia contractèrent le choléra et le Pare Pere organisa une procession. Après avoir bénit des pains, il les donna à manger aux malades qui selon les traditions furent guéris. Le Pare Pere est l’un des religieux le plus connu dans l’histoire de Dénia et des villages environnants. Même aujourd’hui il est l’axe principal de la religiosité des habitants de Dénia.
C’est aux pieds du Montgó, dans une maisonnette en pierre que le Pare Pere priait et méditait. Cette maisonnette est un antre voûté construit en pierre, si petit qu'il est difficile d'y pénétrer. La construction de l'ermitage prit fin au XXe siècle. Il abrite en son sein des scènes de la vie et de l'œuvre du Frère Pedro Esteve en céramique. Cet endroit continue à être aujourd’hui un lieu où les dévotes vont demander au Pare Pere de les aider.
Frère Pedro Esteve est décédé le 3 novembre 1658 au couvent royal de Valence. Le 20 Novembre, 1839 son corps a été retrouvé intacte et, à la demande de la ville de Dénia, a été transféré par mer à sa ville natale. Aujourd'hui, le sanctuaire est gardé par Enrique Oltra Perales franciscain, vice-postulateur de la cause de béatification du Pare Pere et des offices religieux se déroulent les weekends. Ce pèlerinage nous a, nous aussi conduit à la méditation …
Le point sur notre exil du 01 mars 2019
Notre appartement : nous avons appris à nos dépends, que les locations hors saison étaient le point essentiel pour un exil réussi. En effet, les mois pour lesquels nous avons opté de vivre à Dénia, c’est-à-dire d’octobre à mai, affichent durant décembre, janvier et février des températures pouvant descendre jusqu’à 3 ou 4° la nuit. Vous me direz que, comparativement à la Lorraine il n’y a pas de quoi se plaindre. Néanmoins, suivant le type de location que vous prenez cela peut devenir un problème. En effet, une grande partie des locations que l’on vous propose ici sont destinées aux mois les plus chauds et ne comportent pas d’isolation ni de moyen de chauffage adapté. Les températures fraîches des nuits et l’humidité importante et quasi permanente qui règnent ici nécessitent un minimum d’aménagements pour y vivre l’hiver. L’une des habitations que nous avons occupée n’a pas été à la hauteur de nos espérances. Les températures intérieures ont oscillé entre 15 et 17°. Les chauffages d’appoint n’ont pas suffi à réchauffer cette habitation ce qui a engendré un certain mal-être. De plus, la rupture de contrat que nous avons subi sous prétexte d’un différend familial de la propriétaire, était selon nous abusif. Nous avons appris il y a quelques jours, qu’une licence émanant de la communauté autonome de Valencia appelée « Vivienda de uso turístico » (Licence de Location de Vacances) était nécessaire pour le loueur et garantissait la qualité des locations saisonnières espagnoles. Nous serons donc vigilant à l’avenir et exigerons cette licence avant de signer un nouveau contrat.
La météo : un soleil présent 9 jours sur 10 ainsi que des températures comprises entre 18 et 22° au soleil en journée nous ont permis de petit déjeuner et déjeuner sur la terrasse depuis début janvier. Seuls les nombreux vents présents dans la région sont venus perturber quelque peu certaines journées mais il est vrai qu’à partir de mars la douceur de vivre que nous avions appréciée lors de nos prospections, change grandement la donne. La fraîcheur relative constatée durant décembre, janvier et février et l’humidité importante due à la proximité de la mer et du Mongtó, rendent parfois notre vie de retraités – exilés temporaires, plus compliquée.
Nos activités : nous avons mis entre parenthèse nos sorties découverte dans les environs de Dénia, mais notre liste des lieux à visiter est encore conséquente avec notamment la ville de Calpe, la palmeraie d'Elche et l’ile de Formentera. Nous n’avons pas encore mis en pratique les randonnées pédestres même si les possibilités sont très nombreuses ici. Le Montgó qui nous fait face, nous défie pourtant tous les jours mais nous impressionne encore un peu ! Nos sorties cyclistes restent notre principale activité et ont l’avantage de pouvoir se pratiquer toute l’année. Nos connaissances des routes, voies vertes et autres chemins à travers les orangers, nous encouragent à enfourcher nos montures 2 à 3 fois par semaine. De plus, ma rencontre avec un groupe de cyclistes francophones m’a permis d’explorer des endroits cachés. Quelques bains de soleil ont été possible certaines après-midis.
La ville : Dénia est à la hauteur de sa réputation de ville la plus festive d’Espagne et nous a offert depuis le début de l’année la fête des rois mages, la bénédiction des animaux, la mi-année de la fête des Maures et des Chrétiens, la route des Tapas et tout dernièrement le concours international de cuisine créative aux crevettes rouges qui est le produit phare de la ville. Le restaurant local « Samaruc » a obtenu la 3ème place de ce concours qui rassemblait huit finalistes. L’établissement « Miranda de Ebro » de la province de Burgos, remporte ce concours avec sa recette de la « crevette rouge au citron ». Les 17,18 et 19 mars prochains débuteront « Les Fallas », l’une des plus importantes manifestations de l’année.
Notre intégration : nous n’avons pas poursuivi notre étude de la langue mais échangeons volontiers avec les espagnols. Quelques rappels dans nos livres d’apprentissage sont nécessaires pour maintenir notre niveau de débutant mais suffisent au bon déroulement de notre exil. Hélène poursuit ses cours de flamenco (sevillana) et fait maintenant partie du groupe de l’association « Casa Andalucia » de Dénia. Nous avons nos connaissances sur le marché parmi les vendeurs locaux.
Notre bilan : les mois d’octobre et de novembre, qui marquèrent notre début d’exil espagnol, furent incontestablement très encourageants. Nous avons éprouvé beaucoup de plaisir à nous intégrer sur cette terre d’accueil et à passer du statut de touriste à celui de résident temporaire. Décembre, janvier et février furent indéniablement plus difficile à vivre en majeur partie à cause d’un lieu d’habitation pas adapté à une location hivernale. Dans ces conditions, tout ce qui nous avait paru agréable semblait plus lointain et l’attente de chaleur nous a paru très long. On peut ainsi estimer que les températures de 10° la nuit et de 18° la journée qui sévissent depuis début mars, nous ont redonné cette sensation de douceur de vivre dont nous étions devenus friands. De ce fait, les 3 derniers mois qui nous attendent vont, sans aucun doute, nous apporter tout ce dont nous souhaitions pour notre retraite ; soleil, chaleur douceur de vivre et le sourire des espagnols. Il est à noter cependant, que 3 retours en Lorraine auront été nécessaires au terme de ce séjour prolongé.
La mi-année de la fête des Maures et des Chrétiens du 23 février 2019
Par ordre chronologique
Par rubriques
Par récits
Méditation du 1 er octobre 2018 Visite du village fantôme « El Greco » du 08 novembre 2018
Préoccupation du 07 octobre 2018 Sorties vélo dans la « Marina Alta » du 10 novembre 2018
Installation du 08 octobre 2018 Visite de Xalò du 15 novembre 2018
Intégration du 11 octobre 2018 Dénia et son histoire du 23 novembre 2018
Alimentation du 12 octobre 2018 Visite du « Cap San Antonio » du 24 novembre 2018
Acclimatation du 16 octobre 2018 La fête des rois mages du 14 janvier 2019
Cuisine & gastronomie locale du 19 octobre 2018 Visite du marché artisanal de Jesús Pobre du 13 Janvier 2019
Présentation de Dénia du 23 octobre 2018 Une journée ordinaire - le 19 Janvier 2019
Sortie vélo du 25 octobre 2018 Bénédiction des animaux du 20 Janvier 2019
Présentation du Port de Dénia du 27 octobre 2018 V’là l’Printemps ! du 25 Janvier 2019
Sortie vélo du 28 octobre 2018 La mi-année des Maures et des Chrétiens du 23 février 2019
Le point sur notre exil du 01 novembre 2018 Le point sur notre exil du 01 mars 2019
Cuisine & gastronomie locale du 29 octobre 2018 Ballade à L’ermitage du « Pare Père » du 06 mars 2019
Visite de la « Torre del Gerro » du 07 novembre 2018

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